Cycle de conférences en médiation animale
N’hésitez pas à diffuser l’information !!
A bientôt
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presse océan du 29 Janvier 2010
Voici un beau témoignage reçu dans ma boite email.
L’auteur de ce mail, a gentillement accepté que je le publie ici, pour montrer a quel point l’animal pouvait jouer un rôle important de béquille dans la lutte contre la dépression et les angoisses chez des personnes sensibles à la présence animale. Je vous laisse le découvrir.

» je voulais te dire que mon chien me sauve.
Je tenais à préciser que je suis soignée pour dépression, crises d’angoisses et malaises qui vont avec.
Je ne quitte quasiment jamais mon chien.
Je ne peux pas conduire sans lui par exemple. Toute seule, en voiture, je fais des malaises. Quand il est là, je suis un peu plus apaisée et les trajets me paraissent moins longs, moins pénibles (aussi bien en tant que conductrice qu’en tant que passagère).
A la maison, il reste à mes pieds quand je fais mes devoirs, le ménage, me repose…
Quand je sors, il est toujours avec moi. Promenade à la mer, dans les bois, shopping, aller voir des amis…
Il n’y a qu’en cours que nous sommes séparés, sinon, il me suit, m’épaule.
Il sent ma détresse, et celles des autres. Quand je me sens mal, il est à mes côtés, il me regarde avec ses yeux tout tristes et il me surveille, me protège, de peur qu’il m’arrive quelque chose.
Il éponge mes souffrances.
Et j’ai envie de pleurer quand je t’écris ça parcequ‘il vaut tous les anti-dépresseurs, anxyolitiques et bêta-bloquants du monde.
Mon chien c’est mon fond sonore dans la maison, c’est la lumière des lampes et de la télé, c’est le souffle de vie quand je suis toute seule chez moi.
Il m’occupe, il m’évite d’avoir des pensées noires, il m’oblige à prendre mon auto et à faire quelques kilomètres pour l’emmener se promener, il apaise mes maux, soigne mes peurs et m’aide à mettre un pied l’un devant l’autre.
Ermès est salvateur.
Alors, oui, mon chien, c’est comme si c’était mon enfant. Oui. C’est un bout de moi, c’est même la partie de moi la plus saine et la plus ensoleillée.
Ermès, c’est ma révélation, ma renaissance.
Il m’apporte ce qu’aucun médicament et aucun être humain ne peut m’apporter.
Biensûr il n’empêche pas mon coeur de palpiter à chaque crise d’angoisse, biensûr que j’ai besoin de la médecine pour certaines choses.
Mais pour redonner un sens à ma vie, il ne me faut que lui «
Je tiens juste à te remercier pour tout ce que tu fais pour « nous ».
Pour nous, toutes ces personnes qui avons besoin de soutien, de rayon de soleil. Ton projet est superbe et je crois très fort en lui!
Nous avons besoin de personnes comme toi qui croient en l’animal, en son pouvoir guérisseur, apaisant, en ses vertus.
C’est un bien fou que vous faites, tes chiens et toi, à tous ces gens qui en ont terriblement besoin!
Merci pour ça…
Très bonne continuation.
Amicalement.
C.
Aujourd’hui je vous propose un article de Cerveaux et psycho n°25 trouvé sur le site de Claire Faillie.
Nicolas Guegen enseignant chercheur en psychologie sociale, nous explique dans cet article, pourquoi certains animaux nous font du bien.
Il nous présente :
- les poissons : bon moral et bon appetit !
- le chat : antistress et séduction
- les oiseaux : entraide et esprit de responsabilité
- le cheval : un partenaire thérapeutique
- le chien : santé, amour et nuits tranquilles
L’article est accessible sous format PDF, tout simplement en cliquant sur ce lien : Animaux : pourquoi ils nous font du bien ?
Bonne semaine à tous !
Bonjour tout le monde !!!
Aujourd’hui, petite séance photos de la première séance de médiation animale avec Eole.
Eole a maintenant 5 mois, il fait de nombreux progrès en obéissance, mais reste encore tout jeune dans sa tête…il a besoin de temps pour mûrir.
La complicité avec Chayna grandit de jour en jour.
Voici quelques photos de cette évènement :

Tous droit réservés - Association Coeur d'Artichien

Tous droits réservés - Association Coeur d'Artichien

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Merci aux participants de cette séance bien particulière,
d’avoir accepté d’être pris en photos et de partager ces moments avec les internautes !
Tout d’abord, l’association Cœur d’Artichien vous souhaite à tous : Bonne année 2010 !!!
Pour commencer en beauté cette nouvelle année, voici un article d’Eric Trivellin, c’est un infirmier qui travaille en médiation animale au Centre Hospitalier de Mulhouse, et qui est intervenant à la formation du DU RAMA.

Résumé :
Des patients hospitalisés en unité fermée de Psychiatrie bénéficient, sur prescription médicale, de la Cynothérapie, une activité de thérapie qui utilise le chien comme médiateur relationnel, au même titre, par exemple, que le cheval dans l’Equithérapie qui, elle, se pratique ailleurs. Même si cette activité est réservée, pour l’instant, aux personnes adultes, il est tout à fait possible d’extrapoler ce que nous faisons pour une application avec des enfants ou dans tout autre service d’un hôpital.
Pour les plus courageux voici l’article en entier. Il vaut le détour !!
« Quoi ? Des chiens en Psychiatrie ? Seraient-ils à ce point tombés malades qu’il a fallu les interner ?!… » Mais non, rassurez-vous !… C’est justement parce qu’ils sont bien dans leur tête, dans leurs poils et dans leurs pattes qu’ils interviennent régulièrement, au Centre Hospitalier de Mulhouse, en secteur fermé de Psychiatrie adulte.
L’idée de réaliser un tel projet est venue de la rencontre de deux membres de l’équipe soignante : Catherine, infirmière déjà en poste et moi, nouvel infirmier. Un projet s’en suivit. Après quelques mois de gestation, celui-ci fut approuvé par la direction de l’hôpital.
Le 03 février 2006 l’activité commença à raison d’une journée par semaine. A partir du mois de mai, au vu des résultats observés, celle-ci est devenue bi-hebdomadaire. Les chiens et leurs « maîtres-infirmiers » travaillent donc ensemble, de journée, le mardi et le vendredi. C’est ainsi qu’interviennent, à tour de rôle, U2 et/ou Arbois, deux femelles Sarplaninac avec Prisca et/ou Dharma, deux femelles Berger des Shetland, qui m’appartiennent. Pitchoune, la sœur de Prisca qui participait aussi à l’activité est décédée en novembre dernier. Téquila, un mâle Golden Retriever, appartenant à Catherine, n’est pas en reste puisqu’il intervient en alternance avec ses homologues. Plus rarement, Comète, une femelle Golden Retriever, appartenant à Laurence, la psychologue de l’unité, les accompagne ou les remplace dans leurs sorties.
Cette activité s’adresse principalement aux patients déstructurés, essentiellement psychotiques, nécessitant des activités sociothérapeutiques ouvrant sur l’extérieur et pour lesquels les sorties « seul » sont déconseillées ou contre-indiquées. Le soignant peut réfuter la participation d’un patient s’il juge son état incompatible avec l’activité. Celle-ci n’est d’ailleurs jamais imposée aux patients d’autant plus si certains ont peur des chiens. Cependant, certains patients cynophobiques ont réussi à surmonter leurs peurs et sont même devenus amis avec les chiens…
Pour le Psychiatre Marco Heinis, « …l’animal de compagnie est médiateur, substitut et aussi « co-thérapeute » … ». Il n’est donc ni un médicament, ni un thérapeute à part entière. On peut ainsi dire qu’il est thérapeute malgré-lui.
Même si la Cynothérapie, vue de l’extérieur, peut paraître ludique, elle est réalisée dans un but thérapeutique. En effet, le patient s’occupe du chien, le promène, le caresse, le toilette, joue avec lui, lui parle, l’embrasse, se confie à lui, lui donne de petites récompenses, etc., mais ce, toujours en présence de son « maître infirmier ». Ce faisant, le chien contribue, à sa manière, à l’amélioration de l’état d’un patient. C’est donc en ce sens qu’il a un rôle de co-thérapeute dans la prise en charge des patients.
Grâce aux chiens les soignants sont aussi perçus différemment. C’est là qu’intervient pleinement leur rôle de médiateur thérapeutique dans la relation entre les patients et les soignants. C’est un autre regard sur le soin. Il n’y a plus de blouse blanche ce qui fait que « l’infirmier » se fait oublier et que les patients changent d’attitude. Ils sont ainsi plus aptes à se livrer, à se confier, à parler de leurs problèmes, de leurs angoisses. De ce fait, une relation un peu « privilégiée » se crée entre les soignants animant l’activité et les patients et ce, grâce à la présence du chien. Celui-ci devient « tiers », ce qui évite une relation « duelle » patient – soignant. Un effet rémanent existe aussi puisqu’il est fréquent que les patients les questionnent d’un « …comment vont les chiens ?… » ou « … vous n’êtes pas venu avec les chiens aujourd’hui ?… », les jours où ceux-ci ne sont pas dans le service.
Pour les patients, les objectifs recherchés sont multiples, ils sont d’ordre :
Educatifs et intellectuels :
- Prendre conscience de l’importance des soins de base pour les animaux avec le renvoi sur soi que cela apporte.
- Découvrir le comportement du chien, observer ses réactions.
- Eveiller la curiosité, l’intérêt, élargir ses connaissances.
- Respecter le chien.
- Exprimer un ressenti par rapport au chien et aux animaux en général.
- Connaître l’institution où il est hospitalisé.
- Adapter sa tenue vestimentaire en fonction de l’activité et de la saison.
- Etc…
Sociaux et relationnels :
- Faciliter l’intégration dans un groupe, celle-ci l’étant par la présence du ou des chiens.
- Favoriser le sentiment d’appartenance à un groupe.
- Répartir et partager les tâches.
- Enrayer le processus d’isolement, de repli sur soi.
- Nouer des contacts.
- Rencontrer et côtoyer d’autres personnes.
- S’adapter à la vie sociale.
- Pouvoir donner son avis.
- Effectuer un choix.
- Etc…
Physiques :
- Améliorer la dextérité, la rapidité.
- Développer le sens du toucher.
- Développer la mobilité de la personne.
- S’oxygéner.
- Combattre la sédentarité, le surpoids, le déficit musculaire et articulaire.
- S‘entraîner à l’effort.
- Etc…
Thérapeutiques :
- Rôle de médiateur, du chien, entre les patients et les soignants.
- Valoriser le patient car le chien obéit aux ordres simples.
- Permettre au patient de se projeter dans un avenir proche en programmant la prochaine sortie avec le chien.
- Investir un espace autre que l’environnement du service en tenant compte de la présence de l’animal.
- Apprendre ou réapprendre le comportement adapté face à la circulation des véhicules, face à la présence du ou des chiens.
- Permettre un type de relation sensorielle avec l’animal.
- Responsabiliser le patient car tenir le chien en laisse, c’est être « responsable » du chien.
- Se détendre par le jeu avec l’animal.
- Diminuer le stress.
- Evacuer l’angoisse car le chien est facteur d’apaisement.
- Eliminer une énergie pouvant se transformer en agressivité par l’effet modérateur du chien.
- Effet « antidépresseur » naturel du chien.
- Faire travailler la mémoire par les souvenirs que le chien réveille.
- Permettre au patient de le ramener à la réalité.
- Etc…
L’on voit ainsi que l’éventail des bénéfices est très vaste et non limitatif.
Une évaluation individuelle et groupale est effectuée après chaque séance et retranscrite dans le dossier de soin du patient. Les collègues de l’équipe sont aussi informés oralement du déroulement et des résultats des séances. Des évaluations périodiques sont aussi régulièrement effectuées lors de réunions pluridisciplinaires.
L’activité se pratique soit dans l’enceinte du grand parc arboré de l’hôpital, soit en sortie nature, à l’extérieur de celui-ci. La proche région est en effet propice au dépaysement de par la diversité de ce qu’elle propose : étangs, lacs, rivières, forêts et montagnes. Les sorties en ville ne sont pas oubliées, surtout lors des marchés de Noël.
Les patients ne pouvant pas quitter l’unité de soins peuvent, eux aussi, bénéficier des bienfaits de la Cynothérapie, puisque les chiens accèdent au service et y ont même leur « salle de repos ».
Tous les chiens ont passés une série de tests afin de vérifier leur caractère et leur comportement par rapport à l’activité. Ils ont ainsi été soumis à la présence de personnes étrangères les manipulant, partant avec eux en laisse, leur donnant des ordres simples. Les jeux et le brossage ont fait partie des tests, tout comme la réaction face à du matériel hospitalier inconnu ou encore à une agression… Ces tests n’ont pas été faits à la légère, puisque je suis, en plus de mon travail d’infirmier, moniteur en éducation canine et formateur auprès de la Commission Nationale d’Education et Activités Cynophiles, dont je suis le responsable national du Groupe de Travail « Chiens Visiteurs » et qui dépend de la Société Centrale Canine. J’ai donc monopolisé mes collègues moniteurs du club afin qu’ils participent à une après-midi de tests de validation des chiens.
Une visite vétérinaire individuelle de chaque chien fut aussi faite afin de vérifier le bon état sanitaire et comportemental de l’animal. Celle ci est renouvelée une fois par an, lors de leurs revaccinations. Cela assure un suivi officiel et continu des chiens.
Du fait de leur emploi « d’outils thérapeutiques », les chiens sont assurés par l’hôpital au cas où un incident viendrait à survenir. Pour l’instant, nous n’en avons pas eu de notables à signaler.
Concernant l’hygiène, le fait d’introduire des animaux dans un hôpital ne pose pas de réels problèmes, à partir du moment où certaines précautions sont prises. Une concertation avec le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales reste néanmoins nécessaire.
Il est indispensable que les chiens puissent régulièrement se reposer. Leur effet d’« éponge affective » étant bien réel, il est nécessaire d’alterner temps de travail et temps de repos afin de les préserver. Toute utilisation « intensive » d’un chien dans ce type d’activité est à proscrire sous peine de voir celui-ci refuser un jour de revenir travailler car il aura dépassé son seuil de tolérance. Le « burn-out » syndrome n’existe pas que pour les humains…. Qu’on se le dise !
Ce qui plaît le plus aux patients, c’est que le chien, lui, ne les juge pas. Il va vers eux, spontanément, sans a priori, quelque soit leur état. Ce qui n’est de loin pas le cas de certains de leurs semblables « humains »… Il est toujours agréable d’entendre dire d’un patient que « … quand je suis avec les chiens, j’oublie que je suis malade… » ou de voir le visage d’un autre patient, incapable de s’exprimer, s’illuminer au contact du chien…
En deux ans et demi de pratique, ce sont plus de 200 journées de Cynothérapie qui se sont déroulées sans encombre. A ce jour, il y a eu plus de 1200 participations avec près de 250 patients différents.
Depuis peu je m’aventure aussi en Géronto-psychiatrie avec des résultats probants. Et pourquoi pas, dans un futur que j’espère proche, intégrer la Cynothérapie aux autres activités thérapeutiques déjà proposées au « Pavillon des activités » ou alors intervenir dans d’autres services de l’hôpital comme la Pédopsychiatrie ? L’avenir me le dira car les demandes existent et une kinésithérapeute, lors d’une intervention dans le service, semblait très intéressée après m’avoir « empruntée » une de mes chiennes pour faire réaliser des exercices à une patiente. Celle-ci était opposante et refusait de faire les mouvements demandés. Le fait d’intégrer Arbois aux exercices a permis leur réalisation…
C’est bien la preuve, pour ceux qui en douterait encore, que les animaux peuvent grandement faciliter la relation soignant-soigné. De plus, les bénéfices apportés par la présence animale n’étant plus à démontrer, il est tout a fait souhaitable que cette activité se développe.
J’aurai de nombreux autres exemples à vous citer mais je vais me limiter à ceux-ci :
Un matin, dans le parc, alors que j’accompagnais deux patients promenant U2 et Prisca, un patient d’une autre unité, qui devait mesurer 1m90 pour 130 kg, est venu à notre rencontre. Il nous a demandé s’il pouvait, lui aussi, caresser les chiens, ce à quoi je lui ai répondu par l’affirmative. Il est tombé à genoux, les a caressés, embrassés un long moment puis s’est relevé la larme à l’œil en disant simplement « Merci ! », puis s’en est allé… Cela peut paraître insignifiant, mais sa réaction prouve bien que cette rencontre fortuite avec les chiens lui a permis d’extérioriser quelque chose.
Un après-midi, lors d’une sortie dans le parc, un patient promenait U2 en ma compagnie. Un petit groupe de personnes se dirigeant vers la maternité nous a croisés. Ces personnes se sont étonnées de la présence de ce grand chien dans l’enceinte de l’hôpital et nous ont donc apostrophés à ce sujet… Que croyez-vous qu’il se passa ?… C’est le patient, lui-même, qui expliqua aux visiteurs, tout en leur faisant caresser le chien, que c’était une activité thérapeutique mise en place pour des patients, hospitalisés en psychiatrie, afin de renouer un contact avec l’extérieur. Il leur donna des explications cohérentes et pertinentes alors que moi je ne manifestais rien. Le plus intéressant dans l’histoire fût alors de regarder l’expression de ces gens qui cherchaient à savoir, sans oser le demander, qui était le patient et qui était le soignant…. Et bien, ils ne l’ont jamais su, même si je pense, à juste titre, qu’ils ont crûs que c’était moi !
J’ai aussi été confronté plusieurs fois au fait de devoir annoncer le décès de Pitchoune à des patients ré-hospitalisés et qui me demandaient, dès leur arrivée, comment allaient les chiens. Il était touchant, d’autant plus que ces personnes n’allaient pas très bien, d’en voir certaines se mettre à pleurer ou à bredouiller quelques mots de condoléances… Comme quoi, même une petite boule de poils de 6 kilos avait réussi à les marquer et à rester gravée dans leur mémoire.
L’activité connaît un nouvel essor avec Bianca, une jeune femelle Huskie appartenant à Jessica, une collègue infirmière, qui intervient dans une autre unité fermée d’un autre secteur de psychiatrie adulte du même hôpital. Et Marine, une femelle Labrador appartenant à Nathalie, collègue infirmière elle aussi, aurait prochainement dû aller rendre visite à domicile aux patients dans le cadre de leur suivi. Malheureusement, même si elle a passé avec succès tous les tests, elle risque fort de ne jamais démarrer l’activité puisque sa « patronne d’infirmière » vient d’être promue comme Faisant Fonction Cadre dans une autre unité… Peut-être l’accompagnera t’elle dans ses nouvelles fonctions ? Qui sait ? C’est une affaire à suivre…
Eric TRIVELLIN,
Bonjour à toutes et à tous,
L’association ferme ses portes pendant quelques jours, mais pour vous faire patienter voici une vidéo qui devrait vous plaire si vous voulez en savoir plus sur la médiation animale et les adolescents en difficulté :

Chayna de coeur d'artichien

Eole de coeur d'artichien, 4 mois

Chayna et Eole de Cœur d'Artichien
L’association Cœur d’Artichien a participé à la journée d’étude sur « les accrochages aux savoirs » le jeudi 10 Décembre 2009.
Cette journée d’étude a été organisée par la MDA de Loire Atlantique (Maison Départementale des Adolescents). La question centrale de la journée était: comment permettre aux adolescents en difficultés d’accrocher aux savoirs scolaires. Ce sont souvent des adolescents dit « intelligents » mais qui n’arrivent pas à s’adapter au fonctionnement scolaire classique et qui sont souvent « hors champs scolaire » malgré leur inscription dans un établissement.
Cette question à la fois complexe et passionnante, nous renvoie inévitablement à toutes les questions liées à :
- la position d’autorité, la légitimé de l’âge, le désir d’apprendre, l’angoisse de ne pas savoir, la place du formateur, de l’enseignant…
Daniel Marcelli et une équipe pluridisciplinaire, nous ont apporté quelques éclairages théoriques et leur expérience pour essayer de débroussailler une partie de cette problématique.
Daniel Marcelli a commencé par nous rappeler qu’aujourd’hui dans la société les portables dernière génération étaient toujours mieux que les anciennes générations obsolètes
Aux yeux des jeunes, l’âge n’est plus suffisant pour être respecté, il faut autre chose. C’est la question de l’autorité qui évolue et se réorganise.
Pour pouvoir accrocher ces ados, il va falloir les aider à se dégager de la pression familiale, scolaire, sociale et se retrouver, eux en tant que personne à part entière. C’est la question du sens que donne l’adolescent à la performance, et la réussite. Comment les aider à prendre conscience de leurs propres difficultés, et leur donner du sens pour se dégager la tête ?
Dans son raisonnement, Daniel Marcelli nous a démontré la différence entre CONNAITRE, SAVOIR et APPRENDRE. Ce sont des notions fondamentales, qu’il faut comprendre, étudier, analyser pour arriver à cerner la problématique de l’accrochage aux savoirs chez l’adolescent.
Pour que l’ado soit en situation d’apprentissage, il doit y avoir un équilibre entre les 3. On ne peut accepter de se confronter à l’ignorance que si on a confiance en soi. Le fait de ne pas savoir, d’être confrontée à un moment de « non savoir », d’ignorance nous met dans une situation de vulnérabilité.
« Apprendre » pour un adolescent fragile et vulnérable, menace son narcissisme car cela le confronte à l’ignorance et à son incertitude. Cela engendre de l’angoisse qui bloque le processus d’apprentissage.
La question des professionnels qui travaillent avec ces ados décrocheurs, est de trouver des moyens pour leur redonner le désir d’apprendre, et essayer de comprendre d’où vient cette angoisse ?
Je prend l’exemple évoqué en atelier de travail d’un animateur qui au lieu de faire des maths et du français, a organisé une semaine de camping à Noirmoutier. Les élèves n’ont pas fait de Maths, ils ont préparé leur budget vacances. Ils n’ont pas fait de français, ils ont écrit des lettres pour réserver un camping.
La médiation animale pourrait jouer un rôle intéressant et constructif dans ce domaine…tant au niveau pédégogique que relationnel. L’animal, paradoxalement, humanise souvent les relations duelles complexes, car l’animal fait tiers dans la relation.
» Dès le debut de notre aventure intellectuelle et affective, les animaux peuplent notre univers mental, ils instruisent notre manière de voir le monde et nous sécurisent. Les premiers mots d’un enfant, quelle que soit sa culture, sont les équivalents dans sa langue des mots « maman », « papa », « ouah ouah », etc. Au cours des premières années de la vie, près de la moitié des rêves enfantins mettent en scène des animaux (cette quantité tombe en dessous de 7% à 18 ans). Les échanges entre les petits et les bêtes s’expriment généralement par des contacts tactiles et des odeurs.
A ce stade, l’enfant considère l’animal comme son égal, au point d’imiter sa gestuelle et ses cris. Il représente le confident des joies et des chagrins, le partenaire idéal pour partir à la conquête du monde. La présence de l’animal le rassure, provoque l’envie de s’investir dans une relation d’échange et induit le respect de l’autre. Elle le stimule sensoriellement, l’aide surmonter les contradictions auxquelles il peut se heurter dans le monde des adultes et participe à le familiariser avec quelques grandes étapes de la vie comme la naissance ou la mort. Les relations entre un enfant et un animal sont généralement faciles parce qu’elles ne sont pas ambivalentes ni pour l’un ni pour l’autre. La bête ne juge pas l’enfant. Dans un environnement humain, on s’aime mais on se dispute aussi très facilement.
Avec les animaux, c’est beaucoup plus clair : si on a peur de l’autre, on se fuit mais si l’on s’aime, on peut s’aimer de manière très pure. De plus les postures de l’enfant ne sont pas traduites comme des agressions par l’animal. Alors qu’un adulte regardera fixement le chien ou le cheval en s’avançant droit vers lui, l’enfant va dodeliner de la tête, rentrer les épaules, s’accroupir et moduler doucement des sons apaisants qui ne vont susciter aucune inquiétude chez l’animal. La complicité avec un animal développe également chez l’enfant qui a subi des traumatismes psychiques ou physiques un véritable lien d’amour, une relation de confiance, une porte ouverte sur le monde extérieur. Tout cela participera au désir de l’enfant de s’investir dans une relation fondée sur l’échange ».
Source : Boris Cyrulnik, La fabuleuse aventure des hommes et des animaux aux Editions Hachette Littérature.
Bonjour à toutes et à tous,
Voici une parution d’un de mes écrits sur le thème du symbolique de la présence animale : Où commence et où finit une séance de Médiation Animale ? sur le site de Véronique Voisin : RIMAAC.
=> RIMA@C : Reseau d’Informations et d’échange sur la Médiation Animale avec les Animaux de Compagnie
Allez y faire un tour c’est un site très riche d’informations sur la Médiation Animale faite avec sérieux et professionnalisme : www.rimaac.org
Ce site est intéressant, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. C’est un site vivant.
Bonne semaine !
Aurélie Vinceneux
Après ces semaines de travail intensif, Chayna, Eole et moi même, avons pris une journée de repos. Au programme, détente des pattes et des jambes et découverte de l’univers de la plage pour Eole.

Chayna fait une pause photo, elle adore ça !

Tout comme pour les intervenants (humains) en médiation animale,
il est important pour le bien-être des chiens et leur équilibre mental de pouvoir se détendre
et changer d’air régulièrement. Ils peuvent ainsi, donner le meilleur d’eux même à nos patients de tous âges
dans un cadre thérapeutique bien définit.
Voici un extrait de l’ouvrage d’Hubert Montagner « L’enfant, l’animal et l’école » aux Editions Bayard

» Au total, la découverte de la vie animale enrichit les champs de connaissance de l’enfant, tout en multipliant les référents au réel. Elle permet aussi de développer l’imaginaire et l’univers fantasmatique de chacun. La dimension affective et émotionnelle des liens que crée le contact avec la vie animale peut induire ou conforter la motivation des enfants à apprendre, même lorsqu’ils sont en difficulté.
Enfin, différents processus cognitifs plus ou moins complexes peuvent se construire à partir d’une connaissance de plus en plus élaborée de la vie animale; par exemple, la généralisation de régles ou de lois, le réinvestissement de connaissances dans d’autres contextes et dans d’autres domaines, les opérations de catégorisation, de classification, de formulation mathématique (ensemble, modèle, etc…), etc.
Pour conclure :
La vie animale représente un champs d’intérêt unique et universel, que nous n’avons abordé ici que globalement. Elle donne aux enfants de tous âges des clés indispensables à la connaissance des phénomènes de la vie dans leur diversité et leur complexité. Elle leur permet d’aborder de façon concrète les équilibres et les régulations qui réunissent l’homme et toutes les autres espèces au sein du même environnement. Elle constitue un formidable laboratoire des différences et des similitudes entre espèces et au sein de chacune d’entre elles, y compris l’espèce humaine. Autorisant par sa nature même la maitrise des classements et classifications, la vie animale est indispensable pour pénétrer les sources des constructions les plus complexes et encore mystérieuses à travers la théorie de l’Evolution. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres qui sont rapportées dans les autres chapitres de ce livre, elle est pour les enfants une incitation permanente à explorer, découvrir, analyser, discuter, apprendre… »
Photo de Christian Chauvet- Tous droits réservés
Eole a déjà 3 mois. Cela fait un mois qu’il participe à l’association à sa manière. Il grandit vite et progresse de jour en jour.
C’est un chiot bien dans ses pattes. Il a une faculté d’adaptation très intéressante pour la médiation animale. Il découvre de nouvelles choses tous les jours : les enfants, les animaux (chats, cheval, cochon d’inde, furet, …)
Il va pouvoir commencer à se former, et ON va pouvoir prendre des cours d’éducation canine. Le vétérinaire comportementaliste éduque autant le maitre que le chien. Nous apprenons l’un de l’autre et c’est ce qui créé la complicité entre le maitre et le chien.
Le Petit Prince, Saint Exupéry
Dialogue entre le Renard et le Petit Prince :
« Qu’est-ce que signifie « apprivoiser »?
C’est une c hose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens…«
Créer des liens?
Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… »
Photo de Christian Chauvais- Tous droits réservés

Mediation Animale à Hong Kong
Voici la traduction en français
Article 1 :
Lady, une chienne thérapeute, réconforte Tommy Conforty,un enfant cancereux
Une douzaine de volontaires amènent régulièrement leur chien visiter les patients. Les enfants qui sont soignés pour de graves maladies, ont souvent le blues, de l’anxiété ou sont dépressifs.
« les chiens les fait aller de l’avant » dit Emily Grankowski qui supervise le programme de thérapie avec les animaux familiers à l’hôpital.
Les patients qui refusaient de parler, parleront avec les chiens, d’autres qui refusent de bouger, le feront souvent pour rejoindre les chiens et s’en occuper.
Les animaux deviennent une part du programme thérapeutique plus spécialement dans le domaine de la parole et des mouvements. « Le lien humain-animal contourne l’intelligence pour aller directement au cœur et aux émotions et nous nourrit d’une manière unique » dit Karin Winegard dont le livre Saved : Rescued Animals and the lives They transforms (Da Capo, 2008) fait la chronique de telles interactions humains animaux.
Nous avons vu ceci d’un océan à l’autre, aussi bien pour des enfants handicapés, dans un centre équestre en Californie, ou en clinique dans le Minnesota où une vieille dame atteinte d’Alzheimer ne pouvait pas se rappeler de son mari, mais a pu se rappeler de son chien bien aimé.
De telles observations ne sont pas nouvelles pour l’association « des chiens d’Amérique au service de l’autisme » qui a réunit Milo et Chad . « beaucoup d’enfants autistes ne peuvent pas avoir de relation avec les humains » rapporte ce directeur, Pris Taylor « mais peuvent en avoir avec les chiens ».
L’histoire de Milo et Chad très prochainement
Merci Valérie pour ta transmission d’information
Trouvé dans la revue « Direction ». Tous les directeurs d’établissements dans le médico-social ont reçus cet article.
Pourquoi le chien occupe-t-il aujourd’hui une place à part ?
Guide d’aveugle, chien d’assistance, il est surtout celui qui, considérant son maître handicapé comme une personne ordinaire (et extraordinaire car c’est Son maître), le fait s’accepter, se dépasser, prendre sa place dans la société.
Aux côtés des personnes âgées, il réveille les souvenirs, combat les idées moroses et le repli sur soi. Pour l’enfant, il est tour à tour confident, compagnon de jeux, modèle de la vie réelle, éponge affective. Passerelle vivante pour ceux qui souffrent de troubles psychiques, il est le lien possible pour ceux qui sont en rupture avec la société. C’est ainsi que le chien se révèle un partenaire de choix dans les activités associant l’animal (AAA).
Préface de Boris Cyrulnik, psychiatre et éthologue, dans Le chien partenaire de vies, sous la direction du Dr Didier Vernay.

Bonjour !
Le Diplôme Universitaire sur la Relation D’Aide par la Médiation Animale à ouvert ses portes il y a quelques jours. Je fais partie de la promotion 2009-2010 de ce DU RAMA. Quel plaisir !
C’est le premier diplôme universitaire reconnu par une faculté de médecine (Clermont Ferrand). La médiation Animale a de beaux jours devant elle !
Ce Diplôme Universitaire a été mis en place par le Docteur Didier Vernay et son équipe
En quoi consiste le D.U. ?
- de permettre aux étudiants de se former à la pratique de la médiation animale et de pouvoir conduire un programme d’activités associant l’animal (AAA) dans les meilleures conditions.
- faire le point sur ses savoirs et ses compétences
- de connaître et d’accepter les conditions d’une pratique éthique et respectueuse du bien être de la personne bénéficiaire, de l’animal et du cadre d’intervention- de connaître les problèmes posés par l’état de santé des bénéficiaires, les précautions et contre-indications éventuelles de la pratique de l’AAA
- d’analyser une demande d’intervention, les différentes composantes et de proposer un programme adapté au contexte de la demande
- de décrire les interventions prévues : hypothèses de travail, moyens, méthodes et procédures mises en œuvres, collaborations, évaluations, contraintes institutionnelles éventuelles et coûts
- d’identifier son rôle, de connaître les limites de son champ de compétences et d’intégrer le réseau des partenaires ; pouvoir échanger les expériences, analyser les pratiques, se doter de techniques de supervision
- de savoir rédiger une convention d’intervention en médiation animale
Les cours se déroulent sur des semaines de sessions théoriques à Clermont Ferrand et sont complétées par un ou plusieurs stages auprès de collègues qui pratiquent l’Activité Associant l’Animal.
Le Diplôme Universitaire sera validé par la production d’un mémoire sur un sujet choisit par l’étudiant en collaboration avec un tuteur.
Vous voulez en savoir plus ? CLIC => DU RAMA

Eole rentre officiellement demain dans l’association coeur d’artichien : Bienvenu !
C’est le plus doux de toute la portée, l’éleveur : Eric a déjà commencé à travailler avec lui les ordres de bases qu’il a assimilé très vite.
Il a bien grandit depuis les dernières photos que je vous ai laissé ici.
Voici la première étape pour former un chien médiateur :
Etape 1 : sociabiliser le chiot.
Cela consiste à lui faire découvrir au fur et à mesure un maximum de choses, personnes, endroits…tout en respectant son rythme veille-sommeil, sa « personnalité », et ses capacités de concentration.

Eole de l'attrapeur de rêve (1,5 mois) chien médiateur
Je viens vous présenter aujourd’hui, le futur chien médiateur de Coeur d’Artichien.
C’est un chiot Berger Australien, rouge tricolore.
Il a un mois et une semaine, je le laisse encore avec sa mère et ses frères et soeurs, le temps qu’il grandisse un peu.
Eole arrivera au sein de l’association Coeur d’Artichien début Octobre pour commencer sa carrière de chien médiateur. Il a été scrupuleusement séléctionné, parmis un grand nombre de Bergers Australiens, et parmis ses 10 frères et soeurs pour sa douceur.
A bientot !
Aurélie Vinceneux

Le temps...
Suite aux derniers contacts pris pour l’Association Coeur d’Artichien Zoothérpaie (CAZOO), vous avez été nombreux à me demander :
Comment se déroule une séance de Psychothérapie Assistée par l’Animal (PAA) ?
La réponse que j’ai envie de vous donner est : « il n’existe pas de séances de Zoothérapie type puisque chaque personne est unique et différente », mais il me semble important qu’il y est un fil conducteur.
À cette question pertinente je vous propose une réponse que je développerai dans les deux articles suivants.
Dans un premier temps, pour pouvoir répondre à cette question, il faudrait tout d’abord se demander où commence et où finit une séance de zoothérapie.
Nombreuses sont les personnes qui croient que la séance de zoothérapie débute à l’arrivée et prend fin au départ du psychothérapeute avec son chien. Or, mes expériences m’ont appris que la séance commence bien en amont de celle- ci, et est encore présente chez la personne bien après la fin de la séance.
En effet, la séance de médiation animale commence, dès que l’on annonce à la personne la visite d’un chien.
Ainsi, les interactions avec la mémoire, commencent à agir, les émotions commencent à remonter, parfois même chez des personnes qui ne parlent pas, les mots commencent doucement à se faire entendre.
La séance de zoothérapie, commence dans l’imaginaire de la personne bien avant que la séance concrète de médiation animale ne commence en temps et en heure.
Quand le psychothérapeute part de chez la personne ou quitte l’institution, certaines personnes vontraconter à leurs proches ou au personnel de l’établissement ce qu’ils ont fait.
La séance ne permet pas seulement à la personne de déployer une parole qui lui est propre. Elle lui permet également d’accéder à un état de bien être, à être plus détendu, à retrouver le sourire, à moins crier sa souffrance, et à renouer avec le plaisir de manger alors que très souvent les difficultés liées à la nouriture sont l’expression de souffrances intérieures.
Ainsi, l‘attitude de la personne change progressivement dans son discours, et dans son comportement
La « chienthérapie » comme me l’a dit une maman, a un effet d’apaisement au fur et à mesure des séances qui ne se limite pas à l’heure passée avec la personne.
C’est le lien unique et privilégié qui se créé avec CETTE personne et CE chien là, qui va créer le point d’ancrage de cette dynamique thérapeutique.
Je finirai mon article par une phrase de F. Martin et C. Rousseau « L’animal est un outil thérapeutique puisqu’il facilite le contact avec l’intervenant. Il est source de réconfort et de stimulation sensorielle qui ramène la personne à un état d’authenticité » dans La zoothérapie de A à Zoothérapie .
Au plaisir de vous lire…
Aurélie Vinceneux
Les mécanismes de la zoothérapie commencent par le choix de l’animal. J’ai expliqué sur ce blog pourquoi et comment j’ai choisi le chien Berger Australien ICI.
Par quels mécanismes la zoothérapie fonctionne-t-elle ?
L’animal a de nombreux effets sur les humains :
- L’animal a un effet de catalyseur social : on parrait toujours plus sympatique quand on se ballade avec un chien ou un chat que seul. Vous en doutez ? Vous allez vous ballader en ville avec un chien, et ensuite seul, vous verrez la différence.
- L’animal a un effet motivateur : Avec une personne âgée, on ne va pas faire un exercice avec le kiné ce matin, on va promener Chayna pour lui faire plaisir.
- L’animal a un effet normalisant : L’enfant hospitalisé, qui va balader Chayna en double laisse avec moi (psychothérapeute) n’est plus un enfant malade qui se promène dans le jardin de l’hôpital. C’est un enfant qui promène un chien.
- L’animal a un effet miroir : la personne se projette sur l’animal. « le chien il est triste aujourd’hui », c’est dans la plupart des cas, la personne qui n’a pas le moral.
- L’animal a un effet décentralisateur : l’enfant malade n’est plus à l’hôpital le temps de la visite du chien
- L’animal a un effet calmant : plusieurs études scientifiques démontrent qu’au contact d’un animal, la fréquence cardiaque diminue.
Un vétérinaire à même mis en place « la ronron thérapie« , en appliquant sur les oreilles de ses patients humains, un casque avec un bruit de ronron permanent. Il a été constaté, un nette diminution des sensations de stress et une baisse importante de la tension artérielle. Les propriétaires de chats n’en douteront pas une seconde.
En conclusion : L’animal humanise la thérapie !
Source : colloque à Genève : Association Suisse de Zoothérapie
Le choix de cette race de chien, est le fruit d’une longue réflexion et d’un coup de cœur pour le Berger Australien !
Je cherchais un chien qui regroupe toutes les qualités que j’attends d’un chien médiateur.
J’ai choisi les Bergers Australiens comme chien médiateur, pour plusieurs raisons :
- Les associations de zoothérapie Suisse, Québec, et France travaillent avec régulièrement depuis 20 ans.
- Ce sont des chiens qui aiment travailler. Plus je demande à ma chienne de travailler plus elle est heureuse.
- Ce sont des chiens très polyvalents avec lesquels je peux travailler avec toutes les populations (penitentiaire, enfants, personnes agées…)
- Leur poil est soyeux et épais (important pour le contact corps à corps, baisse de la fréquence cardiaque…)
- Ils ont une bouille gentille avec leurs petites oreilles
- Ils ont (si on choisi bien les lignées) un caractère stable
- Ils ne sont ni de grands chiens ni de petits chiens, taille moyenne
- Ils ont un coté pédagogue. Le mouvement de recul (à la première rencontre) du Berger Australien fait partie de sa race, il n’est en rien, une marque de crainte ! Cela apprend le respect mutuel.
Pour choisir mes chiens, j’ai pris le temps de longuement discuter avec plusieurs éleveurs.
Une chienne adulte devait être placée en famille, c’est alors que je suis devenue l’heureuse propriétaire de Chayna . Par la suite Eole a agrandi la famille.
Toutes les races de chiens peuvent convenir à la zoothérapie (sauf les molosses et encore…), s’ils sont scrupuleusement séléctionnés au niveau génétique (les lignées parentales) et du caractère.
Le reste, environ 50%, dépend de ce que nous faisons du chien (sociabilisation éducation …). C’est ce qui déterminera sa capacité à travailler en tant que co-thérapeute ou non.

Eole 2 semaines, chien médiateur de coeur d'artichien
Bonjour,
Bienvenus sur le blog de l’Association Coeur d’Artichien de Zoothérapie !
Ce blog est né aujourd’hui, c’est quelque chose de très symbolique…l’aboutissement de nombreuses années de réfléxions.
Ce site est le site officiel en construction.
Laissons lui le temps de bien grandir,ni trop vite, ni trop lentement, afin de vous tenir au courant régulièrement de l’évolution de mon projet associatif de zoothérapie.
A bientot
Aurélie Vinceneux